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Réintégration

Le délit cause des dommages. Il peut aussi résulter dans une stigmatisation de la victime et du délinquant. Par conséquence, la justice réparatrice accorde une grande valeur à la réintégration de la victime et du délinquant. L’objectif est qu’ils deviennent membres complets et actifs de leur société.

Les victimes fréquemment se sentent stigmatisées par leur famille, leurs amis et leur communauté. Quelques fois, à cause de la solitude qu’ils subissent pendant et après une crise traumatique. Mais quelques fois, parce que les victimes leur rappellent d’une manière incommode que le délit peut arriver à quelqu’un. À cause de la peur, les gens qui naturellement pourraient appuyer les victimes essayent cependant d’expliquer ce qui est arrivé en inculpant la victime ou en désirant qu’elle « surmonte la situation ». Cela sépare la victime de ceux qu’il aime et des membres de la communauté et peut résulter dans la stigmatisation.

Les délinquants font face à la stigmatisation aussi. Dès que le délit provoque la peur dans la communauté, les délinquants deviennent des gens absolument vils aux yeux de la société. L’incarcération les sépare de leur famille et de leur communauté. Quand les délinquants sont libérés, fréquemment ils manquent de structures stables d’appui, et même de l’argent pour commencer à s’acheter des vêtements et de la nourriture, pour payer leur logement, leur transport, et d’autres aspects d’une vie productive salubre. En même temps, les délinquants font face à la discrimination quand ils essayent de devenir des citoyens productifs.  

La réintégration a lieu quand la victime ou le délinquant peuvent être des parties actives et productives de leurs communautés. Pour y arriver, les victimes et les délinquants doivent trouver des communautés avec les caractéristiques suivantes : (1) respect mutuel pour les membres de la communauté, (2) engagement mutuel pour les autres membres de la communauté, et (3) intolérance (mais compréhension) du comportement dévié des membres de la communauté.  

Les paragraphes suivants sont des exemples de ces communautés :

Groupes d’appui: dans les groupes d’appui aux victimes et aux délinquants, les participants comprennent les difficultés des autres, car ils les ont subit aussi. Quand les membres trouvent qu’ils ne sont pas compris par ceux qui sont autour d’eux, même leur propre famille, ils peuvent former de forts liens dans le groupe à cause des expériences en commun. Ces expériences partagées sont utiles pour développer le respect, l’engagement et la compréhension.  

Cercles d’appui: Même si les groupes d’appui sont utiles pour accroître leur estime de soi et pour obtenir des réponses plus positives vers la vie, ils sont limités dans les relations qui s’établissent. Le Comité Central Mennonite à Ontario au Canada a organisé des cercles d’appui pour les ex–délinquants qui ont besoin de plus de responsabilités que celles qu’offrent les groupes d’appui. Ce programme utilise des volontaires qui travaillent avec la police, les groupes communautaires et le personnel spécialisé de traitement pour aborder les besoins des délinquants sexuels quand ils sont libérés. Le programme réduit les cas de récidive, aide les délinquants dans la transition pour retourner à la communauté, et aborde les peurs de la communauté.

Communautés de foi: Les communautés de foi existent dans presque toutes les communautés. Beaucoup d’entre elles ont des ressources et une présence assez importante pour adresser les besoins de leurs communautés. Par exemple, le christianisme est plein de traditions et d’exemples de s’occuper de ces besoins. L’histoire de la bonne samaritaine encourage l’église à aider les victimes du délit. L’acte de pardon et d’acceptation par Jésus au voleur sur la croix donne un exemple d’acceptation des délinquants repentis dans la communauté.

Quand les groupes d’appui, les groupes communautaires, les communautés de foi ou d’autres communautés offrent leur amitié, leur assistance matérielle et leur direction spirituelle ou morale, ils offrent à la victime et au délinquant l’opportunité de quitter les ténèbres et de re-entrer dans la plus ample communauté des membres actifs. La responsabilité de la communauté c’est de faciliter l’accès aux communautés de réintégration. La responsabilité d’entrer dans ces communautés reste chez la victime et le délinquant.

 


Cet article a été tiré du "Chapitre 6: Réintégration" dans Restaurer la justice, écrit par Van Ness, Daniel et Karen Heetderks Strong, qui sera prochainement publié (2è édition. Cincinnati: Anderson Publishing). Utilisé avec l’autorisation de Anderson Publishing Company. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite d’aucune manière que ce soit, par un moyen électronique ou mécanique, y compris des systèmes de stockage et de récupération d’information sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

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