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Cercles

On trouve des cercles dans les cultures Américaines natives des Etats Unis et du Canada, qui sont utilisés pour plusieurs d’objectifs. Leur adaptation au système de justice criminelle a été développé dans les années 80 quand les peuples des Premières Nations du Yukon et les fonctionnaires de justice locaux ont essayé de créer des liens plus proches entre la communauté et le système de justice formel. En 1991, le juge Barry Stuart du Tribunal Territorial du Yukon a introduit le cercle de sentence comme un moyen de partager le processus de justice avec la communauté (Bazemore et Umbreit 1999:6; Crnkovich 1995:3; Coates et. al. 2000:4).

Un des usages les plus connus du cercle de sentence est le Cercle de Guérison Holistique de la Communauté des Premières Nations de Hollow Water. Les membres de la Communauté utilisaient des cercles pour traiter les hauts niveaux d’alcoolisme dans Hollow Water. Dans la sécurité des cercles, plusieurs ont commencé à raconter des expériences d’abus sexuel. Cela a mené au développement des cercles de guérison comme une manière de traiter le dommage causé par le délinquant, de guérir la victime et de restaurer la communauté. (Bushie 1999).

Mise en application

Les cercles ont été plus utilisés au Yukon, à Saskatchewan, et au Manitoba. Occasionnellement, ils sont utilisés aussi dans d’autres communautés Canadiennes, et aux Etats Unis, où les tribunaux de conciliation des Navajos ont aussi utilisé les cercles. L’utilisation initiale aux Etats Unis des cercles dans la justice criminelle traditionnelle a eu lieu en 1996 au Minnesota. La procédure est utilisée maintenant en Amérique du Nord et dans d’autres parties du monde, autant pour les délinquants mineurs que pour les adultes, et dans une grande variété de délits et de scénarios (Bazemore et Umbreit 2001:6; Coates et. al. 2000:6; McCold 1999:16).

Description


Identiquement que la procédure réparatrice de médiation et les Réunions de Réparation, les cercles donnent un endroit pour la rencontre entre la victime et le délinquant, mais ça va plus loin de cela, pour faire participer la communauté dans la procédure de prise de décisions. Selon le modèle utilisé, les participants de la communauté peuvent inclure du personnel du système judiciaire jusqu’à quelqu’un dans la communauté concerné par le crime. Tous les assistants, la victime, la famille de la victime, le délinquant, la famille du délinquant, et les représentants de la communauté, ont la possibilité de parler dans le processus. Les participants parlent à tour de rôle dès qu’ils reçoivent  la « pièce à parler ». (Coates et. al. 2000: 6; Bazemore et Umbreit 2001:6).

La procédure est menée par les valeurs. Principalement, elle est désignée pour porter la guérison et la compréhension à la victime et au délinquant. Le renforcement de cet objectif de guérison donne à la communauté la possibilité d’être une partie de la décision, ce qui devra être fait dans le cas particulier et d’aborder les problèmes subjacents qui peuvent avoir mené au crime. Pour achever ces objectifs, la procédure du cercle se base sur les valeurs du respect, de l’honnêteté, de l’écoute, de la vérité, du partage, et d’autres (Coates et. al. 2000; Bazemore et Umbreit 2001; Justice as Healing 1998 – Justice comme Guérison 1998).

La participation dans le cercle est volontaire. La victime doit accepter d’y assister sans aucune forme de coercition. Le délinquant accepte sa culpabilité dans le sujet et accepte d’être référé au cercle. Spécialement pour les communautés natives, c’est important que le délinquant ait des racines profondes dans la communauté. Chaque cercle est dirigé par un leader, qui mène le mouvement de la pièce à parler. Seulement la personne qui soutient l’objet peut parler, ce qui garantit que chacun aura son opportunité d’être écouté. (Coates et. al. 2000:17-21; McCold 1999: 16-17).

A mesure que la pièce à parler est passée entre les membres du cercle, le groupe débat sur des sujets différents. En parlant du délit, les participants décrivent comment ils se sentent. Pour le délinquant, cela inclut pourquoi il a commis le délit. Pour la victime et chacun des participants de la communauté, le cercle offre une possibilité d’expliquer l’impact du délit dans l’aspect économique, physique, et émotionnel. À travers cette procédure de partage, les participants peuvent développer une stratégie pour aborder le délit (c’est à dire : réparation, ou service communautaire) et les causes du délit (Coates et. al. 2000: 33-49).

Éléments

Même si les cercles varient selon l’endroit et l’adaptation culturelle, ils peuvent inclure une procédure complexe de divers niveaux. En général, le délinquant doit premièrement demander à entrer dans un cercle. Plusieurs facteurs sont considérés importants pour cela, comme la volonté de changer, la participation dans la communauté et le système de support.

Quand une cause est envoyée au cercle de jugement, le délinquant et la victime y sont préparés. On les informe sur ce qui se passera dans le cercle, on leur fait écouter les expériences de la victime et du délinquant, et on les informe sur qui fera partie du cercle. (Coates et al. 2000:33).

Dans beaucoup d’endroits, une série de cercles aura lieu afin de résoudre des problèmes particuliers. Après que le délinquant a demandé à être envoyé dans un cercle, différents cercles auront lieu pour la victime et le délinquant. Après les cercles de guérison, un cercle de jugement détermine le type de réponse attendu de la victime, même s’il peut comprendre aussi des engagements par la justice, la communauté, et les membres de la famille concernés. Le niveau final consiste en des cercles de support qui suivent la trace du progrès du plan d’action (Bazemore et Umbreit 2001:6; Bushie 1999; McCold 1998: 15-17; Coates et. al. 2000:31).

évaluation


Peu d’études ont été conduites sur l’efficacité des cercles de jugement, et ceux-là montrent des résultats positifs en général. Dans l’étude au Minnesota, les interviewés ont remarqué la forte connexion entre les membres de la communauté comme une caractéristique importante du cercle de jugement. Pour la plupart, la procédure est considérée juste parce qu’elle permet à chacun d’être écouté et de travailler ensemble pour trouver une solution. Il y a eu des réserves sur la durée de la procédure et sur le besoin d’une meilleure préparation des participants (Coates et. al. 50-55). En général, la procédure a été considérée comme une bonne manière de construire des relations et de renforcer la communauté.

Ce document a été préparé par Lynette Parker. 

©Prison Fellowship International, 2001.   


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