Skip to content. | Skip to navigation

Personal tools

Navigation

Réparation

La justice réparatrice cherche à réparer le dommage causé par le délit. A chaque fois que ce soit possible, cette réparation devrait être faite par les gens responsables du dommage. C’est pour cela que la justice réparatrice accorde de la valeur aux efforts des délinquants pour réparer les dommages causés.

Apparemment il y a quatre éléments ou facettes pour la réparation : l’excuse, le changement de comportement, la restitution, et la générosité. Chaque élément a une possibilité d’aider la victime à se guérir et aide le délinquant à devenir une partie productive de la communauté, même si généralement plus d’un serait impliqué dans un résultat réparateur. Ce sont la victime et le délinquant qui décident lequel est important et faisable dans des cas particuliers. C’est pour cela que les rendez-vous de justice réparatrice sont importants.

Excuse: L’excuse peut être écrite ou orale. Les trois parties de l’excuse sont la reconnaissance, l’émotion, et la vulnérabilité. Avec la reconnaissance, le délinquant accepte la responsabilité d’avoir lésé la victime à cause de ses actions. Le délinquant accepte aussi qu’un dommage réel a été causé par sa conduite. Finalement, le délinquant accepte que le dommage causé fut subi par un autre être humain qui ne méritait pas le dommage.

L’émotion  va plus loin que la reconnaissance et la culpabilité pour arriver jusqu’au remord ou à la honte du délinquant pour ce qu’il a fait. Le regret peut être exprimé oralement ou par le langage corporel. Être témoin du regret des délinquants peut être une expérience guérissant  pour les victimes. Cependant, le délinquant peut sentir un profond regret, mais être incapable de l’exprimer de manières qui puissent être vraiment appréciées par la victime.

La Vulnérabilité est liée au passage de pouvoir du délinquant à la victime. Une des réalités du crime est que le délinquant a un contrôle affirmé sur la victime pour avoir commis le délit. En s’excusant, le délinquant donne le contrôle à la victime, qui peut décider si il accepte l’excuse ou non.  Le délinquant ne peut pas savoir ce que fera la victime avant de lui offrir son excuse. En offrant son excuse, le délinquant cède à la victime le contrôle et le pouvoir sur lui.

Changement du comportement :  Au niveau plus élémentaire, le changement du comportement du délinquant signifie de ne pas commettre des crimes. C’est pour cela que les accords négociés incluront des éléments comme changer l’environnement du délinquant, aider le délinquant à apprendre de nouveaux comportements, et récompenser le changement positif. Aller a l’école et ne pas passer son temps dans les anciens endroits sont des manières de changer l’environnement. Les programmes du traitement de drogues, les classes de management de la colère, et les programmes d’entraînement éducatif par le travail sont des manières pour que les délinquants apprennent de nouveaux comportements. Les réunions d’accompagnement et des rendez-vous peuvent être utilisés pour contrôler le progrès du délinquant à essayer de changer et lui donner un renforcement positif sur le progrès achevé.

Générosité: Cependant  les résultats de la justice réparatrice suggèrent que les victimes et les délinquants peuvent aller plus loin que simplement régler les comptes. Les délinquants peuvent offrir de rendre des services non liés au crime à la victime, mais si ils sont acceptés par la victime comme épreuve d’un regret sincère. Par exemple, le délinquant peut accepter de rendre un service communautaire dans une agence que la victime choisit.

Restitution: La restitution peut être faite par rendre ou remplacer la propriété, payer de l’argent, ou donner des services directs à la victime.

La Restitution devrait être payée aux personnes qui souffrent du dommage direct par la cause du crime, y compris les familiers survivants des victimes de meurtre. Si le service communautaire est offert ou accepté comme une manière de « payer sa dette a la société », et non comme une évidence de générosité, c’est important d’avoir un lien clair avec le crime et le service communautaire qui sera offert par le délinquant. Idéalement, il aura une relation directe avec les besoins et les intérêts de la victime.



Cet article a été tiré du “Chapitre 5: Réparations” dans Restaurer la Justice, écrit par Van Ness, Daniel et Karen Heetderks Strong, qui sera prochainement publié (2è édition. Cincinnati: Anderson Publishing. Utilisé avec l’autorisation de Anderson Publishing Company. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite d’aucune manière que ce soit, par un moyen électronique ou mécanique, y compris des systèmes de stockage et de récupération d’information sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

Document Actions